Les lundis de l’Histoire – épisode 9 – Blood Bowl de nos jours (1/2)

Votre rdv bloodbowlistico-historique du lundi !

Sans plus attendre, l’épisode du jour :


BLOOD BOWL DE NOS JOURS (1/2)

 

Le Blood Bowl d’aujourd’hui est très différent du sport très organisé qui était dirigé par la NAF jusqu’en 2488. Les équipes de Blood Bowl voyagent librement autour du Vieux Monde, allant de stade en stade pour disputer des matchs. Les équipes de Blood Bowl ressemblent plus à des compagnies itinérantes de théâtre ou à des régiments de mercenaires qu’aux équipes de Blood Bowl de la NAF. Les équipes sont accompagnées par une multitude de serviteurs, d’artistes, de parasites et autres bons à rien, ainsi que de l’incontournable horde de supporters enragés. L’arrivée de deux équipes prêtes à en découdre apporte une atmosphère de fête, chose toujours très appréciée par la population locale.

Les stades dans lesquels les rencontres se déroulent appartiennent généralement aux municipalités, souvent rachetés au rabais à une équipe ruinée à la suite de l’effondrement de 88. Il est rare qu’une équipe de Blood Bowl possède son propre stade de nos jours mais c’est encore parfois le cas (les LowDown rats possèdent encore leur stade mais ceci tient plus au fait que personne n’a désiré se porter acquéreur de ce piège mortel pourri qu’au désir des Rats de ne pas quitter les lieux). Les équipes de Blood Bowl sont généralement payées par le propriétaire du stade pour venir y jouer, le montant de la somme versée étant fonction du nombre de fans venant assister au match, que celui-ci soit ou non retransmis par le réseau Cabalvision et que l’équipe gagne ou perde.

Et puis, bien sûr, il y a les tournois. Les tournois majeurs se tiennent dans de grandes villes et attirent des douzaines d’équipes et des centaines de milliers de spectateurs. La plupart des grandes équipes jouent les quatre tournois principaux et programment leurs tournées de sorte à arriver sur le lieu du tournoi bien en avance pour avoir le temps de s’acclimater.

Les tournois majeurs sont regardés par d’innombrables spectateurs hommes, elfes, orques, ogres, nains, trolls, gobelins, halflings et bien d’autres étranges créatures. Déterminer le nombre exact de ceux qui regardent et jouent les matchs est très difficile car ce sport est extrêmement populaire. Des rumeurs prétendent qu’il s’est infiltré dans les plus bas niveaux astraux et dans les dimensions démoniaques et  on peut espérer que dans quelques années des équipes de démons et d’élémentaires rejoindront celles déjà engagées ! Comme le disait le Commissaire Tricornes depuis longtemps disparu : « C’est le Blood Bowl, mon gars, tout peut arriver ». Vous pouvez lui faire confiance !

 

LE JEU EN LUI-MÊME

 

En dépit de l’indicible chaos qui semble régner à chaque fois que l’arbitre siffle, de nombreuses règles régissent ce sport. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que beaucoup d’entre elles sont souvent oubliées, voire tout le temps, mais il reste des équipes qui tentent d’en appliquer certaines. Les Paladins sont réputés pour être si benêts qu’ils jouent en respectant toutes les règles. Ils sont donc presque toujours battus par leurs adversaires et sont terriblement ennuyeux à regarder ! Cependant, voici les quelques principes de bases de ce sports. Si vous voulez en savoir plus, nous ne saurions trop vous conseiller le lecture du guide exhaustif « l’Hécatombe selon Blood Bowl », paru aux éditions Moivoi – Moitu.

LE TERRAIN DE JEU

 

En l’honneur du tout premier terrain de blood bowl, la surface de jeu doit mesurer 100 pas sur 60, avec 5 pas supplémentaires à  chaque  extrémité consacrée à  la zone d’en-but. Le terrain est généralement divisé par des lignes transversales tous les 5 pas. Cependant, comme les races ont des pas plus ou moins longs, la taille des terrains peut considérablement varier. Il est sage de ne pas jouer au stade des Asgard Giants, sauf nécessité absolue. Comme chacun de leur pas peut mesurer jusqu’à une lieue de longueur, vous pouvez mettre plusieurs jours pour aller du banc de touche jusqu’à la zone d’engagement ! D’un autre côté, bien sûr, jouer dans le stade halfling du Potager est un atout certain, surtout si vous avez la taille d’un troll !

DANS LE FEU DE L’ACTION

 

Comme l’antique volume trouvé par Mungk le révélait, le but du jeu d’Énéfel est d’emmener le ballon dans la zone d’en-but de l’adversaire, lequel doit vous en empêcher. L’équipe qui réussit le plus souvent durant le match, gagne. Plutôt simple, non ? Cependant, si c’était vraiment le cas, les matchs seraient bien moins marrants qu’ils ne le sont. Alors pourquoi la moindre partie de Blood Bowl est-elle un spectacle si excitant et effrayant ?

Un match est précédé d’un lancer de pièce pour décider du camp qui entame les hostilités.  Les tricheries commencent aussitôt : arbitres achetés, pièces truquées, graissage de patte discret ou plus simplement virer l’arbitre et le coach adverse, toutes ces techniques sont fréquemment utilisées. Une magouille plus ingénieuse fut celle employée par une équipe hobgobeline lors d’un quart de finale : ils ne tinrent pas compte du lancer de pièce défavorable et commencèrent à jouer avec leur propre ballon. Cette manœuvre aurait pu être notée comme étant la chose la plus intelligente faite par des hobgobelins si ceux-ci ne s’étaient pas retrouvés menés 2 à 0  après seulement 8 minutes de jeu !

Aussitôt qu’un camp à la balle, le boulot des joueurs de l’autre équipe est de la lui reprendre. En fait, pour autant que les arbitres soient concernés, c’est probablement là que réside le véritable problème, car les joueurs semblent incapables de contrôler leur enthousiasme lorsqu’ils se trouvent face à un adversaire qui a le ballon. En fait, ils ne se contrôlent plus dès qu’ils sont en face d’un autre joueur. Un point c’est tout. Ce qui nous amène aux…

ARBITRES

 

Ces officiels au visage austère, à la tenue rayée et au sifflet strident incarnent la NAF sur le terrain de jeu. En tant que tels, ils ont une tâche importante à accomplir. Il est donc extrêmement regrettable que la profession d’arbitre de Blood Bowl soit tenue en  si piètre estime dans l’esprit du public. Nombreux sont les arbitres qui préfèrent prétendre qu’ils sont chasseurs de rats ou égoutiers plutôt que d’avouer leur véritable profession.

Il y a plus de 50 ans, une partie de Blood Bowl était dirigée par une équipe de 7 arbitres et juges de ligne. De nos jours, il faut s’estimer heureux si on en voit deux arriver. Le problème est que les arbitres semblent, heu… décéder plutôt facilement. Ne portant ni protection, ni armure et étant souvent d’anciens joueurs âgés et ratatinés, ils n’ont pas la moindre chance face à des joueurs comme Vurner Vinkler. Vinkler, surnommé le Tueur d’Arbitres, avait la sale habitude de célébrer chaque Touchdown en écrabouillant un arbitre, jusqu’à ce qu’il soit lynché après un match particulièrement brillant par 80 membres de la Guilde des Arbitres et Gardiens des Règles Associés.

La corruption est un autre problème incontrôlable. La tentation d’empocher une partie des gains d’un match en promettant de fermer les yeux sur certaines irrégularités a été trop forte pour de nombreux officiels. La force de persuasion des brutes qui proposent les pots-de-vin incite souvent à accepter. La corruption est désormais si commune que la GAGRA (Guilde des Arbitres et Gardiens de Règles Associés) a établi des tarifs syndicaux officiels de corruption d’arbitre et, selon un accord signé lors de la saison 92, les clubs ne sont pas autorisés à offrir une somme inférieure aux tarifs prévus.


To be continued…

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